Construction du nouveau sarcophage et gestion des combustibles usés
Centrale de Tchernobyl
Assainissement du site de Tchernobyl
: construction d’une nouvelle arche de confinement et gestion des combustibles usés.
Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a subi le plus grave accident nucléaire de notre histoire. En 1995, le G7 et l’UE ont négocié avec l'Ukraine la fermeture de tous les réacteurs de la centrale, le dernier ayant été arrêté fin 2000. Afin d’aider l’Ukraine pour l’assainissement du site, le G7 a décidé de contribuer au financement des projets, à travers deux fonds gérés par la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) :
Le fonds pour le sarcophage de Tchernobyl
(Chernobyl Shelter Fund, CSF) qui a financé la consolidation de l'ancien sarcophage
et qui finance la construction d’une nouvelle arche de confinement du réacteur accidenté, recouvrant ainsi l’ancien sarcophage ;
Le compte pour la sûreté nucléaire
(Nuclear Safety Account, NSA), qui a notamment pour objet de financer des installations d’entreposage de combustibles usés
et de traitement de déchets radioactifs
issus des réacteurs non-accidentés de la centrale de Tchernobyl.
Construction du nouveau sarcophage
Suite à l'accident de Tchernobyl survenu en 1986, le confinement des produits radioactifs résiduels dans le réacteur accidenté avait été réalisé dans l'urgence par un « sarcophage » dont la pérennité est limitée. Le fonds CSF a permis de renforcer ce sarcophage pour augmenter sa durée de vie (garantissant sa stabilité pendant encore 10 ans). Mais l’objet essentiel de ce fonds est de financer la construction d'un nouveau système de confinement sûr et durable (conçu pour une durée de vie de 100 ans), recouvrant l'ancien sarcophage. Cette décision de construction a été prise en 1997 par le G7, et a donné lieu, après appel d’offres, à un contrat signé en 2007 avec Novarka (co-entreprise de Bouygues et de Vinci).
Cette construction est un chantier hors-norme par sa taille et par sa complexité technique. Le contrat avec Novarka a d’abord donné lieu à des étapes de conception, soumises à l’approbation des autorités ukrainiennes. La complexité technique, la prise en compte d’aléas, les procédures d’approbation, et l’identification progressive de certaines solutions techniques ont abouti à un décalage du calendrier initialement prévu et à une augmentation des estimations de coût ; l’ampleur de cet exercice a ainsi nécessité plusieurs reconstitutions du fonds, la dernière ayant eu lieu en avril 2011 en Ukraine, à l’occasion du 25e anniversaire de l’accident. La France y contribue de manière directe ainsi qu’à travers l’Union Européenne.
Gestion des combustibles usés et des déchets radioactifs
Le compte pour la sûreté nucléaire a été le premier fonds multilatéral créé auprès de la BERD en 1993 pour le financement de projets de sûreté nucléaire en Russie et en Europe orientale (Bulgarie, Lituanie et Ukraine). En 1995, il a été décidé d’inscrire dans son champ d’action des opérations de mise à niveau de la centrale de Tchernobyl, par exemple de son réacteur n°3. Aujourd’hui, seuls deux projets du NSA restent actifs :
construction d’une installation de traitement de déchets radioactifs liquides (LRTP) ;
construction d'une installation d'entreposage (temporaire) des combustibles usés (ISF-2).
Afin de pouvoir financer les opérations restantes, le NSA a également bénéficié de la reconstitution de fonds en avril 2011.
Pour en savoir plus
Consulter le dossier « Tchernobyl : repères et liens utiles » sur www.cea.fr